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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 15:53
 

Djokovic, numéro un mondial, remporte son troisième Grand Chelem en 2011

En sport, et surtout en tennis, les chiffres diffusent souvent mieux les émotions que les longs discours. Novak Djokovic, le grand maître de la saison, le superman multisurface, le héros des courts modernes, en sait quelque chose. Incroyables statistiques depuis janvier 2011: 3 triomphes en Grand Chelem (Open d'Australie, Wimbledon, US Open mardi), 5 sacres en Masters 1000, 10 titres en 12 tournois disputés, avec au final 64 victoires pour seulement 2 défaites (demi-finale à Paris et abandon en finale à Cincinnati)…

«C'est irréel», a commenté le Serbe, casquette des pompiers de New York fièrement portée, après son succès magistral contre Rafael Nadal à Flushing Meadows, 6-2, 6-4, 6-7 (3), 6-1, en 4h10. De quoi se sentir invincible? «Personne ne l'est, répond-il. Roger (Federer) a vécu des saisons où il a gagné trois tournois du Grand Chelem (en 2004, 2006, 2007), quand il était presque invincible pendant 40 ou 50 matchs. Rafa l'a vécu l'année dernière. On peut dire que, cette année, c'est mon année, celle où j'ai joué mon meilleur tennis dans les grands tournois. Et ça me rend incroyablement heureux. Si l'an prochain je parviens à faire la moitié de ce que j'ai fait cette saison, je serai déjà content! Mais je profite du présent. Pour l'avenir, on verra plus tard.»

Sixième joueur de l'ère open à épingler trois des quatre tournois majeurs dans la même année (après Laver, Connors, Wilander et donc Federer et Nadal), le Belgradois plane comme un aigle royal sur le tennis mondial. Fort d'une défense de fer, de coups d'attaque dévastateurs et surtout d'une confiance devenue inoxydable. «Il est très fort mentalement, confirme Nadal. Il commet moins d'erreurs et a accumulé tellement de confiance qu'il croit en sa possibilité de jouer une balle de plus.»

Djokovic, 24 ans, situe «le déclic» à l'US Open 2010, avec deux balles de match sauvées contre Federer en demi-finale, avant de s'in­cliner contre Nadal en finale. Cette année en­core, il a renvoyé le Suisse au vestiaire après avoir frôlé la défaite, avant de scalper l'Espagnol pour un sixième succès consécutif dans leurs face-à-face. «J'ai désormais une approche différente des grands rendez-vous, surtout face à Roger et Rafa. (…) Peut-être que je sais les jouer maintenant.»

La victoire américaine à peine con­sommée, son regard se tourne vers le printemps prochain. Roland-Garros 2012. Le seul trou béant dans son palmarès. «J'ai encore beaucoup à prouver à moi-même et au monde du tennis. L'amour de ce sport me fait avancer. Ce serait incroyable de gagner Roland-Garros et les quatre titres du Grand Chelem. C'est dans mes objectifs, mais ça va prendre du temps.»

Pas tant que cela, à notre avis. Déjà demi-finaliste à trois reprises à Paris (2007, 2008, 2011) et vainqueur cette année des tournois sur terre battue de Madrid et Rome (en dominant Nadal), Novak Djokovic ne manque plus d'aucun atout pour s'imposer dans le temple de la Porte d'Auteuil. Technique, physique, mental: le triptyque roi de la terre est bien en place. Et Djoko aime Paris. Qui le lui rend bien. Rendez-vous le 22 mai prochain.

Par Martin Couturier

 

 

Source : 

http://www.lefigaro.fr/sport/2011/09/13/02001-20110913ARTFIG00696-djokovic-et-maintenant-roland-garros8230.php

http://www.youtube.com/watch?v=qqfYHP-OZRU&NR=1

Par David Chappat - Publié dans : Sport
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