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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 14:52


Implications de l'ex-président F.Mitterand en matières de relations internationales, par rapport à la chute du Mur de Berlin, au dictateur Milosevic, et l'attaque du bateau de Greenpeace : le Rainbow Warrior; Par Clément Fucci. 





La chute du Mur, le coup d'Etat contre Gorbatchev

C'est dans un article de Courrier International signé par le célèbre écrivain espagnol Juan Goytisolo, que l'on nous révèle que notre "merveilleux" ex-président François Mitterand ne voulait pas voir le mur tomber ni la fin de la guerre froide.
Il craignait, selon le secrétaire de Margaret Thatcher, que l'Allemagne en se réunifiant reprendrait ses territoires dans les Balkans et l'Alsace Lorraine et "puis s'étendre peut-être plus encore que sous Hitler". De plus, dans la crainte que la chute du mur entraîne la dislocation de l'union soviétique, il se mit du côté des putchistes qui organisèrent un coup d'Etat contre Gorbatchev en 1991. Il avait même annoncé aux putchistes que la force de frappe française était prête à réagir en cas d'échec. Il souhaitait ainsi maintenir un monde bipolaire et un climat de tension qui inéluctablement, déboucherait sur un conflit généralisé à l'échelle du globe.

Le conflit yougoslave

Mais il y a pire à mes yeux:
il soutenait la grande Serbie afin de contenir l'Allemagne. C'est à dire que durant le conflit yougoslave (1992-1995), la présidence française soutenait les ultra-nationalistes serbes (Milosevic) car selon lui, les nouvelles républiques Slovène et Croate (issues de l'éclatement de la yougoslavie), de par leur passé austro-hongrois et leur situation géographique, étaient fatalement vouées à tomber dans la sphère d'influence de l'Allemagne. Seule une Serbie forte(celle de Milosevic) pourrait freiner l'expansionnisme Allemand tant redouté. Il fallait donc soutenir la grande Serbie de Milosevic au sacrifice de la Bosnie-Herzégovine. Ce calcul du président contribua de façon décisive à la prolongation du siège de Sarajevo et donc celle de la guerre en Bosnie, au détriment des terribles souffrances infligées aux populations et du rôle de l'ONU présente mais sans pouvoir agir à cause d'un mandat trés flou et irréalisable. L'ONU était présente dans le seul but de servir de bouc émissaire aux puissances occidentales quand la situation se dégradait, de cette façon les occidentaux apparaissaient aux yeux du public comme des défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme. Mitterand préférait ignorer le génocide de 120 000 Musulmans de Bosnie et les dommages collateraux du siège de Sarajevo. Jamais,François Mitterand n'exprima sa compassion pour les victimes; cette indifférence, dissimulée sous le masque d'une prétendue " impartialité envers les parties impliquées dans le conflit", poussa les souffrances des Bosniaques aux confins de l'indicible. Pourtant, l'armée serbes a continuellement violée les résolutions des Nations Unies (une vingtaine environ) et commis de nombreuses exactions sur le territoire Bosniaque telles que des massacres à grandes échelles dans des camps de la mort du type Nazis; viols utilisés comme arme de guerre; déplacements de populations en guise de purification ethnique ou encore des attaques des convois humanitaires de l'ONU.
 
Même en sachant cela ,beaucoup de personnes voient en Mitterand un grand homme qui a sauvé l'image de la france et qui a su preserver la place du pays sur la scène internationale.
 
L'attentat du  Rainbow Warrior

Il faut également savoir que c'est ce même F. Mitterand qui donna l'ordre à la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE, qui est le service de renseignement extérieur de la France, de couler le Rainbow Warrior de l'organisation écologiste Greenpeace en 1985. La flotte de Greenpeace est un précieux atout, car elle permet à Greenpeace d'être en première ligne dans les actions, et les batailles menées pour la protection, pacifiste, de l'enrivonnement.

Le génocide Rwandais

Enfin il faut rappeler le rôle de la France dans le génocide rwandais. Mitterand avait des relations priviliégées avec les génocidiaires Rwandais, c'est pour cela qu'il lança "l'opération turquoise "avec l'armée française sensée protéger les réfugiés du génocide alors qu'en réalité, elle servait plutôt à abriter secretement les génocidiaires!





Sources : Courrier International n°992, de novembre 2009. Article de Juan Goytisolo.
Par David Chappat - Ecrire un commentaire
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 20:10

        
Vie, et anecdotes sur le philosophe Zenon par Justin Fucci




        Zenon, citoyen d'élée. Apolodore dit de lui, dans sa Chronologie, qu'il eut Téleutagoras comme père biologique, mais Parménide comme père adoptif ( parménide étant lui le fils de Pyrès). A son sujet et à celui de Mélissos, voici ce que
dit Timon :

  "
La grande force, peu facile à renverser,de Zénon à la langue bifide ( allusion aux arguments antinomique de Zénon)
  Qui prend tout le monde par surprise; et Mélissos,
  Vainqueur de beaucoup d'illusions,vaincu par peu d'entre elles....
"


        Zenon  fut  donc l'autiteur assidu de Parménide, et devint son aimé. Il était de haute taille, comme le dit Platon dans le
Parménide. Le même Platon (le mentionne) dans le sophiste  et dans le Phèdre, et il l'appelle le Palamène d'élée.
Aristote dit qu'il a été l'inventeur de la dialectique, comme Empédole a été celui de la rhétorique.


Son caractère,son attitude politique,sa mort


Ce fut un homme d'une grande noblesse, en philosophie comme en politique; on lui rapporte en tout cas des livres qui débordent d'intelligence. Ayant projecté de renverser le tyrant Néarque, d'autres disent Diomédon-il fut arrété, selon ce que dit Héraclide dans son abrégé de Satyros;c'est alors que,interrogé sur ses complices et à propos des armes qu'il avait transportées à Liparta ,il dénonça tous les amis du tyrant,avec l'intention de l'isoler complètement; ensuite,il lui dit qu'à propos de certains d'entre eux,il pouvait lui dire certaines chose à l'oreille, alors il lui mordit,et ne lachant pas sa prise avant d'être pércé de coups, frappé du même sort qu'Aristogiton le tyrannicide(Aristogiton et Harmodios furent célèbres meurtriers d'Hipparque,fils du tyran Pisitrate à Athènes.)
Démétrios , dans ses Homonyme, dit cependant que c'est le nez qu'il lui trancha avec ses dents. Antisthène,dans ses
Successions,dit qu'après avoir dénoncé les amis du tyran , il s'entendit demander par celui-ci s'il en restait quelque autre; il répondit : "Oui, toi, le fléau de la cité !!" A ceux qui étaient là, il dit : "J'admire votre lacheté, si c'est par peur de ce que je subis en ce moment que vous resterez les esclaves du tyran". Pour finir, il se coupa la langue avec ses dents et lui la cracha au visage; ses concitoyens, enflammés par son exemple, se mirent aussitôt à  lapider le tyran. La plupart des auteurs sont à  peu près d'accord sur le récit de cette fin de Zénon; mais Hermippe dit qu'il fut jeté dans un mortier et déchiqueté.

A son sujet,nous avons nous-même dit ce qui suit:
 
"Tu as eu la volonté, Zénon, la noble volonté de tueur le tyran
 Et de délivrer élée de son esclavage.
Mais tu as été vaincu, puisque le tyran t'a pris  et t'a déchiqueté
 Dans un mortier. Mais que dis-je? C'était ton corps, ce n'était pas toi
."

A tous égards, Zénon fut un homme de grande valeur, notamment pour son mépris des puissants,égal à celui 
d'Héraclide. De fait, cette colonie des Phocéens, appelée d'abord Hyelè, puis élée, qui était  sa patrie, cité modeste, tout juste bonne à produire des hommes de valeur, il la préféra  à l'arrogance des Athéniens, n'envisageant aucun ement d'aller s'installer chez  eux, et passant toute se vie sur place.


Doxographie
 

Il fut le premier à proposer l'argument de l'Achille (mais favorinus dit que c'est Parménide)
Ses propositions sont les suivantes : il y a des mondes, et il n'y a pas de vide; la nature de toutes les choses a pour origine le chaud, le froid, le sec et l'humide, qui se changent les uns dans les autres; les hommes tirent  leur naissance de la terre; l'âme est un mélange des éléments ci-dessus, aucun d'entre eux n'ayant de position dominante.





Source : Vies et doctrines des philosophes illustres  de Diogène Laerce







Par David Chappat - Ecrire un commentaire
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 20:36

The stooges

The Stooges, groupe de rock américain mené par Iggy Pop par Justin Fucci 


Quand les psychedelic stooges assurent la première partie de "Blood,sweet and Tears" au Grande Ballroom de Detroit, ils font forte impression. Iggy Pop (chant), Ron Asheton (guitare), Dave Dlexander (basse) et Scott Asheton (batterie) gagnent le coeur du public et le soutien inconditionnel de la presse rock. Leur ambition : créer une   musique totalement original. Ils y parviennent puisque " the Stooges", produit par John Cale, est le premier disque de "punk-rock" de l'histoire. Devenus les "Stooges" ils jouent dans les festivals et entament leur première tournée en août 1969.
Bien que leur maison de disques soit dépassée par le phénomène, les Stooges ont signé pour 3 albums et Elecktra décide qu'ils doivent enregistrer le second. Avec l'aide de Steve Mackay (saxo, ex-Carnal kitchen) ils mettent en boîte "FUN HOUSE" produit par Don "Louie louie" Galluci. L'influence de Pharaoh Sanders est perceptible et la combinaison guitare/saxophone un régal. Le but de Don Galluci est de retrouver le son des Stooges en concert et il y réussit. "Fun house" est chalereusement acceuilli par la presse rock. Les extraits du concert des Stooges au Cincinnati pop festival sont un outil de promotion efficace. Cette fois Iggy ne s'entaille pas le torse avec une baguette de batterie cassée mais marche sur les mains du public.
Victime de ses problèmes personnels, Dave Alexander doit quitter le groupe. Il est remplacé provisoirement par Zeke Zether, un "roadie". Au club Max' s Kansas city de New York, Iggy rencontre David Bowie, admirateur du VELVET UNDERGROUND et des Stooges. Le guitariste James Williamson est recruté comme bassiste. Il s'entend bien avec Iggy, séduit par son approche plus rock. En juin 1971 Don galluci envoyé d'Eléctra, assiste à une audition du nouveau matériel. Les ébauches des morceaux du futurs "RAW POWER" sont sans effet sur Bill harvey et Eléctra vire les Stooges. Couverts de dettes, minés par des problèmes personnels, les Stooges se séparent.
En septembre 1971 Iggy signe un contrat avec Mainman et recommande James Williamson. En mars 1972, le duo est à Londres à la recherche d'une section rythmique. Les musiciens anglais manquant d'agressivité? ils décident d'appeler les frères Asheton qui, faute de mieux, acceptent le job. Le 6 juin les répétitions commençent. "RAW POWER" est  produit par Bowie mais le résultat est loin de satisfaire les Stooges. Une tournée américaine est mise sur pieds pour promouvoir l'album. La stratégie de Mainman interdit aux Stooges de jouer dans les petits clubs pour faire monter la pression. En juillet 1973, ils jouent quatres nuits de suite au Max's kansas city de New york puis en septembre, cinq autres nuits au club Whiskey a go go de Los Angeles. Après un dernier concert chaotique au Michigan de Détroit, les stooges, certains très mal en point, se quittent, et pour longtemps.




                                                                                                                                                         D'après l'article de Bernard Massagne.

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 19:15

Critique du film "Le syndrome du Titanic" de Nicolas Hulot; par David Chappat. 

          


         
Ce film n’est pas une fable écologiste dans la lignée de « Home », « Nous resterons sur terre », ou encore, « Un jour sur terre ». Ce film est la critique du monde actuel, de la mondialisation et du capitalisme. Nous explique-t-il que le progrès n’est pas nécessaire ou que nous devons revenir des années en arrière ? Non il s’agit véritablement d’un film d’auteur dans lequel Hulot nous présente sa vision du monde, et du comportement de l’espèce humaine. Pour lui la vie sur terre devient absurde, sans fondement ni valeur, ou des êtres tournent en rond sans s’en s’apercevoir de la superficialité de leur existence. La principale critique est celle de l’éternelle division d’un monde ou l’espèce humaine est séparée en deux par une barrière invisible. Les uns vivent tranquillement, heureux d’avoir réussit à se faire une place honnête au sein de l’activité humaine, ils essayent d’oublier, d’ignorer la misère des autres. Pour cela la société les aident en leur créant des besoins artificiels, desquels ils deviennent dépendant et se noient dans un système qui les dépassent et dans lequel ils espèrent uniquement trouver leur besoins personnels. Le progrès est donc favorable à l’activité humaine, mais la société de consommation qui l’accueille ne lui permet pas d’agir dans le bon sens, celui de la dignité.  

            Le film rappelle « Playtime » de Jacques Tati, dans la façon dont est filmée la ville et la circulation des ses habitants, dans des immeubles séparés du reste du monde par des vitres pourtant transparentes. Il s’agit d’enchainement de plans réglés par la voix off du narrateur tout au long du récit, celle de Nicolas Hulot, et parsemée d’archives sonores de grands personnages scientifiques, politiques, et autres, évoquant des points cruciaux liés au sujet. Il s’agit d’un cri d’alerte face aux problèmes avenir, car la situation est « inadmissible », un point sur lequel l’auteur insiste. Il ne s’agit plus de désespérer mais de réagir. Sur ce point un paradoxe est notable : il faut agir et ne plus se lamenter, pourtant c’est un peu de cela qu’il s’agit ici, d’un cri d’alerte, mais aussi de désespoir, et qui plus est ne propose pas vraiment de solutions aux nombreux problèmes évoqués. Il me semble que cette œuvre engagée aurait gagnée en qualité si elle donnait une plus grande note d’espoir et d’optimiste pour l’avenir, et si elle proposait de véritables solutions applicables et créatives. Nous ne pouvons plus nous contenter d’exprimer nos craintes pour le futur et notre consternation face au présent, il faut aussi se réjouir des avancées aussi minimes soit-elles, et faire preuve d’optimisme. Seul reproche à une œuvre forte qui porte son sujet de façon honorable. C’est un film inattendu, que je considère comme essentiel, porteur d’un message puissant. 

Par David Chappat - Ecrire un commentaire
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